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18 JUIN

RT @H264Distr: Après 3 ans de travail, h264 est fier d’annoncer la création d’un #agrégateur afin d’assurer une meilleure représentativité…

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RT @onf: 🍁 MOIS NATIONAL DE L'HISTOIRE AUTOCHTONE 🦅 Gratuit sur #ONF.ca : "Naissance d'une famille" raconte les retrouvailles de trois sœur…

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RT @Telefilm_Canada: 📣Avis à l'industrie - Téléfilm Canada finance trois projets de longs métrages de langue française 1- Écho à Delta de P…

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13 JUIN

RT @mbamtl: La première exposition solo d'Alanis Obomsawin dans un musée d'art canadien démontre que le talent de cette grande dame est loi…

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François Lemieux, directeur de la #TournéeQCC et du #LabQCC, a eu la chance d'être invité par l'honorable… twitter.com/i/web/status/1…

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RT @ctvm: Renée Beaulieu est nommée directrice des programmes d’écriture de @inis_mtl ctvm.info/renee-beaulieu… pic.twitter.com/yiXJQ1rahM

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RT @bctq_qftc: Le tournage du long-métrage #Ladéessedesmouchesàfeu sera #vert: «Tout ce qui est servi à la cantine est compostable, ce qui…

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RT @Telefilm_Canada: Entrevue cinéma avec la réalisatrice primée à Cannes; #MoniaChokri! Son tout premier long métrage, La femme de mon frè…

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04 JUIN

RT @onf: Alanis Obomsawin a présenté le prix Iris de la meilleure réalisation et reçu une ovation, hier soir au Gala @Qc_Cinema 😍 → https:/…

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03 JUIN

[ 🏆 ] L’Iris de la Meilleure interprétation masculine dans un premier rôle est remis à Martin Dubreuil pour son int… twitter.com/i/web/status/1…

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02 JUIN

Le film autobiographique a remporté 5 Iris au Gala Artisans et au #GalaCinéma aujourd’hui, dont celui du prix du public !

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Après avoir récolté le plus grand nombre de nominations de l’histoire du #GalaCinéma, 1991 réalisé par… twitter.com/i/web/status/1…

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Félicitations à Debbie Lynch-White qui remporte l’Iris de la Meilleure interprétation féminine dans un premier rôle… twitter.com/i/web/status/1…

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@RicardoTrogi remporte l’Iris de la Meilleure réalisation pour 1991 (@LesFilmsSeville ) ! pic.twitter.com/iiaxd2IDVf

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Vous vous êtes prononcé et c’est 1991 (@LesFilmsSeville) que vous avez choisi comme récipiendaire de l’Iris Prix du… twitter.com/i/web/status/1…

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LA CHUTE DE L'EMPIRE AMÉRICAIN (@LesFilmsSeville) de Denys Arcand produit par Denise Robert (Cinémaginaire) se méri… twitter.com/i/web/status/1…

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@hugodumas @MarcCassivi @Marianne1Farley Il était éligible au Gala de l'an dernier !

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Yan Giroux et Guillaume Corbeil se partagent l’Iris du Meilleur scénario pour À TOUS CEUX QUI NE ME LISENT PAS ( Le… twitter.com/i/web/status/1…

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Les mains habiles de Patrick Bouchard lui valent l’Iris du Meilleur court métrage d’animation pour son film LE SUJE… twitter.com/i/web/status/1…

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Avec Tenir tête, Mathieu Arsenault combat les préjugés

Jeudi, 21 Mars 2019

Avec Tenir tête, le réalisateur Mathieu Arsenault propose un second long métrage documentaire après En cavale. À travers son film, le réalisateur souhaite faire partager au public les dessous de la maladie qui le tenaille depuis plusieurs années: la bipolarité affective. Ce documentaire réalisé à la première personne livre les précieux témoignages de Frédérique et Louis, deux autres malades qui ont réussi à s’en sortir, afin de mieux comprendre certains aspects de la folie et ainsi, combattre les préjugés qui sont encore là. Mathieu Arsenault nous aide donc à approcher avec un regard neuf ce sujet sensible et, par bien des aspects, encore tabou. Nous avons rencontré le réalisateur pour qu’il nous en dise plus long sur son film, qui sortira demain.

Dans Tenir tête, il y a un beau message, porteur d’espoir, qui s’adresse autant aux gens qui sont atteints qu'aux proches de ces personnes.

Oui, en effet, dans mon cas, si mes proches m’avaient laissé tomber, je ne me serai pas rétabli de la sorte. Par contre je sais que ce fut très difficile pour eux. Des fois, on n’a pas le choix de laisser la personne [malade, NDLR] à elle-même, parce que c’est trop difficile à gérer. La maladie nous rend complètement hors de contrôle. C’est l’amour qui arrive à sauver les choses. Dans mon cas, c’est le lien très fort que j’avais avec ma petite fille qui a réussi à vaincre la folie. s’il n’y avait pas eu cet attachement très fort, je serais sans doute resté en Californie enfermé dans ma maladie. C’est certain à 100%. Voilà ce qui a fait que j’ai pu réaliser que quelque chose n’allait pas en moi. Lorsque l’on est pris dans la maladie, on ne se rend absolument pas compte de la réalité.

Quel a été l’élément déclencheur qui t’as incité à faire un film de ton expérience?

Déjà, quand j’étais à l’hôpital psychiatrique, je savais que mon histoire pouvait devenir un film. C’est tellement une expérience sensorielle et spirituelle puissante que la réalité, le son… tout devient magnifié. Dans mon cas, j’étais en proie à des hallucinations sonores, entendre des voix. Donc c’est un univers très cinématographique. Aussi, lorsque l’on vit ce genre de choses, on veut tout de suite les partager aux autres. Ce que je n’avais pas encore dans ma chambre d’hôpital, c’est toute la phase de rétablissement, qui est venue après. Donc, même si je n’en étais qu’au début, je savais que je voulais en faire un film.

Pour servir d’exemple? Ou un film pour aider ton processus thérapeutique?

Surtout pour combattre les préjugés. Même moi j’en avais avant… je ne suis pas né bipolaire, c’est quelque chose qui m’est tombé dessus à 35 ans, et que je ne soupçonnais pas du tout. À l’hôpital, je me demandais si j’allais finir dans un asile, si ma vie était foutue. Ça m’a écoeuré tout ça! En plus, Psycho, Vol au dessus d’un nid de coucou… et d’autres ont beaucoup influencé l’image que l’on se fait de la maladie. Mais, en 2019, la réalité a beaucoup changé. Les médicaments ont tellement évolué qu’il est possible pour des gens comme moi de reprendre des activités normales à la maison… ce qui n’était pas le cas il y a vingt ans. Donc, je voulais absolument témoigner de ce changement de réalité. Le problème majeur chez les gens atteints, c’est d’accepter la maladie et de suivre les traitements, ce que beaucoup refusent encore. Alors, oui Tenir tête peut aider en servant de modèle, mais ce n’était pas vraiment mon intention de base.

Comment s’est passé le processus de production du film, qui nécessite un scénario, un budget, une équipe, bref, une organisation très structurée. Comment te sentais-tu dans ce schéma?

Mon épisode de folie est arrivé il y a cinq ans, mais je n’ai commencé le film qu’il y a deux ans. Donc il y a quand même eu trois qui ont été consacrés uniquement à reprendre ma vie normale. C’est aussi ce qui arrive quand on est en dépression, notre estime de soi en prend un coup. Donc, il était impossible de partir dans ce projet en étant malade. Aussi, je ne savais même pas si j’avais encore les capacités intellectuelles pour le faire… Quand on vit la manie, on a le cerveau brûlé. Et plus l’on vit de crises, plus les capacités baissent. C'est pour cela qu'il est essentiel de prendre ses médicaments. Pour ne pas que ça dégénère. Dans mon cas, j’avais beaucoup de confiance à regagner pour entreprendre le film... En fait, je me suis beaucoup amusé en le faisant. Ça a vraiment été le fun! (rires) je suis retourné aux États-Unis, Frédérique et Louis sont devenus des amis. J’ai aussi reçu beaucoup de confiance de la part de ma productrice, Nathalie Barton, qui avait déjà produit En cavale. Quand on met un film au monde, c’est une idée très fragile… elle a su en déceler tout le potentiel. C’est quelqu’un que j’admire et qui m’a donné des ailes.

Comment s’est passé ta rencontre avec Frédérique et Louis, les deux autres protagonistes du film?

Je cherchais un ou une bipolaire qui avait arrêté ses médications pour voir ce que ça donnait. Des amis m’ont pointé vers Frédérique. Nous nous sommes donc rencontrés. Elle était encore très fragile, elle n’en avait jamais parlé à personne, et subitement elle avait devant elle une personne qui la comprenait. Dans le cas de Louis, je l’ai rencontré par l’entremise de la productrice de ma blonde (qui est scénariste, NDLR). Il est très attachant… Finalement, les recherches se sont faites très facilement. Frédérique et Louis ont été les deux premières personnes que j’ai contactées en préparation du tournage. Il y en a eu d’autres par la suite, mais qui ont été écartées. Ça a été un vrai coup de chance…

Entrevue réalisée par Charles-Henri Ramond, à Montréal, le 13 mars 2019.

Par: Charles-Henri Ramond

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