La une

Agenda

Facebook

Twitter

Instagram

@QC_cinema

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

05 JUIL.

RT @LP_Cinema: Le cinéma québécois à l'honneur à Toronto dlvr.it/R7tYc8 pic.twitter.com/JsyIaP1SPz

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

04 JUIL.

Avez-vous vu la nouvelle bande-annonce du film #JeuneJuliette de @LaAnneEmond? À l'affiche le 9 août! →… twitter.com/i/web/status/1…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

04 JUIL.

RT @MCCQuebec: Le programme de rencontres professionnelles en culture au Pays basque est commencé. La délégation est composée de 11 représe…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

04 JUIL.

RT @ctvm: Trois projets québécois au Marché Frontières: filmsquebec.com/trois-projets-…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

04 JUIL.

RT @Telefilm_Canada: Toutes nos félicitations aux réalisateurs québécois Diane Obomsawin, Jeremy Comte et @Marianne1Farley, qui ont été inv…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

03 JUIL.

RT @elephantcineqc: La version restaurée de la délicieuse comédie d’horreur Karmina sera présentée le 27 juillet à 21h à la @cinemathequeqc

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

03 JUIL.

Plusieurs artistes québécois invités à l'Académie des Oscars! bit.ly/325omO7 #cinémaquébécois

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

03 JUIL.

RT @CinemasCineplex: Aujourd’hui, nous avons assisté à la conférence de presse de #MenteurLeFilm, en présence de la superbe distribution.…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

27 JUIN

RT @LP_LaPresse: Mitch Garber, Rémy Girard et Graham Fraser nommés au sein de l'Ordre du Canada bit.ly/2JaNY3o https://t.co/EEm8dJ…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

27 JUIN

RT @TChaDunlevy: Alanis Obomsawin and Mitch Garber were among 16 Quebecers and 83 Canadians whose achievements were recognized by the Order…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

27 JUIN

RT @ctvm: Mandat renouvelé pour Claude Joli-Coeur, commissaire à l’Office national du film @Patrimoinecdn @pablorodriguez @onf https://…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

27 JUIN

RT @Telefilm_Canada: 📣Communiqué de presse : Téléfilm Canada soutient huit longs métrages autochtones telefilm.ca/fr/communiques… https://t.co/…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

27 JUIN

RT @LesFilmsSeville: C’est officiel : Matthias & Maxime sera à l’affiche dès le 9 octobre! 💥 Le film met en vedette Gabriel D'Almeida Freit…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

27 JUIN

#QcCinéma en liberté dans plusieurs parcs et espaces éphémères de la métropole, du 8 juillet au 26 août!… twitter.com/i/web/status/1…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

26 JUIN

Un marathon cinématographique réussi pour le #SprintGala 2019! bit.ly/2LjysVK #cinémaquébécois #GalaCinéma pic.twitter.com/1lUSEmWeX9

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

26 JUIN

RT @LesFilmsSeville: ✨Vous attendiez cette date avec impatience! ✨ Nous sommes très heureux de dévoiler que #TheDeathandLifeofJohnFDonovan

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

26 JUIN

RT @LP_Cinema: The Death and Life of John F. Donovan enfin présenté au Québec dlvr.it/R7J4L5 pic.twitter.com/24UPkkXBAh

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

25 JUIN

Une assistance record pour la 15e édition de la #TournéeQCC! bit.ly/2IIace2 #cinémaquébécois #Francophonie pic.twitter.com/KpWil1U76r

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

21 JUIN

Dans le cadre de la #JNPACanada nous vous proposons 5 documentaires importants et engagés qui vous donneront un écl… twitter.com/i/web/status/1…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

18 JUIN

RT @H264Distr: Après 3 ans de travail, h264 est fier d’annoncer la création d’un #agrégateur afin d’assurer une meilleure représentativité…

Retour
Québec Cinéma

Kalina Bertin: pour ne pas perdre la tête

Vendredi, 2 Février 2018

Projeté en première mondiale à au festival Hot Docs, puis au festival de Brooklyn - où il a remporté le Spirit Award du meilleur documentaire - Manic, premier long métrage documentaire écrit et réalisé par Kalina Bertin sort en salle aujourd'hui 2 février. Le film sera à l’affiche à Montréal à la Cinémathèque québécoise et à Québec dès le 9 février au Cinéma Le Clap. Plusieurs séances auront lieu en présence de la cinéaste pour des discussions avec le public après les projections.

Documentaire intimiste d’une grande force émotionnelle, Manic est une entreprise de reconstruction dans laquelle Kalina Bertin et toute sa famille tente de surmonter la maladie par le biais du cinéma. Dotée d’une dimension aussi individuelle que collective, Manic est une oeuvre thérapeutique cherchant dans le passé - la vie troublée d’un père absent - les origines de la difficulté de vivre pleinement sa vie au présent. Nous avons rencontré la cinéaste Kalina Bertin pour qu’elle nous présente ce projet très personnel, presque vital.

Tout d’abord Kalina, peux-tu commencer par nous parler de la genèse du film?

Manic un projet très personnel. J’ai grandi avec mon père dans les Caraïbes, jusqu’à l’âge de six quand il nous a quittés. Ma mère nous a amené avec elle à Montréal et on a fait toute notre vie ici. Malgré tout, je suis toujours resté hanté par la présence de mon père. C’est quelque un qui m’avait marqué. Il avait une présence très importante. Durant mon adolescence, j’ai voulu en savoir plus sur lui, mais ma mère ne répondait pas vraiment à mes interrogations. Alors, un jour, tandis qu’elle était sortie, j’ai fouillé dans des papiers de famille et j’ai découvert des coupures de journaux qui mentionnaient qu’il avait été à la tête d’une secte dans les années 70 à Hawaï. Donc mon parcours à commencé à ce moment-là quand j’avais 15 ans et que j’ai subitement découvert cet aspect de la vie de mon père dont je n’avais aucune connaissance.

Plus tard, j’ai fait mon bac en cinéma avec à l’esprit l’idée d’un jour pouvoir faire un film pour retracer la vie de mon père et comprendre qui il était. Quand j’ai fini mes études, ma sœur a eu sa première psychose. Cet événement a été un déclencheur. Je me suis demandé si ça venait de mon père, est-ce que lui aussi n’était pas en proie avec des problèmes de maladie mentale ? Mon frère aussi souffrait depuis quelques années de troubles bipolaires. Donc je me suis dit que le meilleur moyen de comprendre c'est de retourner dans le passé et canaliser la recherche dans un projet documentaire créatif… pour ne pas perdre la tête moi-même!

C’est sans conteste un sujet difficile à traiter, presque « casse-gueule ». C’était une urgence de traiter de ce sujet comme premier film?

Oui, c’était un besoin. Je voyais que ma sœur était en train de devenir une autre personne. Il fallait que je prenne la caméra pour capturer ce qui se passait à ce moment-là de notre vie. Je n’avais pas envie de me trouver un emploi et attendre pour faire le film. Je sentais que j’avais l’énergie nécessaire en moi pour me lancer dans cette entreprise-là. Et j’avais aussi des études en cinéma qui me rassuraient sur ma capacité à me lancer. Je savais que si je ne le faisais pas immédiatement je ne le ferais peut-être jamais. Aussi, je savais que certaines personnes qui étaient proches de mon père commençaient à avancer en âge et je voilais être certaine de les retrouver avant qu’il ne soit trop tard. Au total, il aura fallu quatre ans pour le faire. Le processus de montage a été complexe.

Tu prends une approche très intime… est-ce que ce processus t’a apaisé?

Oui, certainement. Le processus a été très douloureux, mais depuis, il a eu une certaine vie [plusieurs festivals à son actif, dont les RIDM, NDLR]. J’ai eu le temps de décanter. Tu sais, on espère que ça va avoir un effet thérapeutique sur soi, sur sa famille, mais on ne le sait pas vraiment avant. Mais dans mon cas, oui. Je suis encore plus près de ma famille, j’ai une belle relation. Ensemble, on a réussi à mettre en lumière cette maladie qui nous hantait et même si je n’aurais jamais toutes les réponses par rapport à mon père, j’en sais assez pour mettre ça sur la tablette et faire ma vie moi-même.

Tu as bien entendu montré le résultat final à tes proches. Comment ton film a-t-il été reçu?

Il a vraiment fallu qu’entre eux et moi on ait une entente. Je voulais qu’il me fasse confiance pour pouvoir filmer dans des moments de crise. Je voulais pouvoir montrer ce qu’était un épisode de manie à la maison. Souvent on voit ça dans un contexte d’hôpital, les gens en parle en rétrospective… moi je voulais vraiment montrer ça au quotidien. Pour en arriver là, il fallait leur promettre qu’on allait s’asseoir ensemble, qu’ils pourraient voir le film et justement avoir le « feed-back ». On s’était mis d’accord que s’il y avait des choses avec lesquelles ils n’étaient pas d’accord, on le retirerait. Ça m’a permis d’avoir leur appui durant le tournage. Au final, quand ils ont vu le film, ils étaient d’accord et ne voulaient rien changer. Ils étaient fiers. Ca leur a donné une nouvelle perspective sur ce qu’ils vivaient.

Le film a eu un impact sur eux?

Oui absolument. Quand ma sœur a vu le film pour la première fois, elle était encore très instable avec des hauts et des bas. Mais quand elle a vu le film fini, elle a vu l’impact de sa vie sur celle de sa petite fille et ça lui a donné l’envie de trouver une façon de guérir pour ne pas faire subir ça à sa fille. Elle a aussi vu le cycle de ce que mon père en vécu et nous avait fait subir. Un vrai cercle vicieux. Elle voulait vraiment de mettre fin à tout ça. Maintenant, elle va très très très bien. C’est incroyable. Pour  mon frère aussi le film a une importance capitale. Pour eux, ça a enlevé le côté « glamour » de la psychose en leur montrant comment elle affectait leur famille. Et en plus on a tous appris sur notre père.

Le film a été projeté aux RIDM récemment et dans de nombreux festivals. Est ce-que tu t’attendais à une telle réception?

Je n’avais aucune idée. Auparavant, j’avais vu des documentaires qui avaient réussi à toucher le public et à obtenir une résonnance auprès de gens qui avaient des problèmes concrets. Donc je me suis dit que si Manic pouvait être une représentation personnelle applicable pour d’autres, ma mission serait accomplie. Durant le tournage, il ne faut pas trop penser au spectateur et ne pas avoir trop d’attentes car il est important de ne pas se dissocier de l’objectif du film qui reste une quête intime, très personnelle… Donc, non, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. C’est vrai aussi que durant le montage, on montrait notre travail à des gens qui ne nous connaissent pas, et on avait déjà une bonne impression de son impact. Quand on a été à Hot Docs, en première mondiale, on a eu des salles combles. Les gens faisaient la file pour venir me parler à la fin de la projection et me remercier. Ça a été très touchant de voir à quel point le film peut avoir aidé d’autres personnes dans le même cas que moi.

 

----

MANIC écrit et réalisé par Kalina Bertin - Long métrage documentaire, 86 minutes, 2017, Québec, Canada | Version originale en français et en anglais avec sous-titres français et anglais | Direction photo : Kalina Bertin | Montage : Anouk Deschênes | Conception sonore : Cory Rizos, Kyle Stanfield | Musique : Octavio Torija Alavrez | Productrices : Marina Serrao, Kalina Bertin | Producteurs exécutifs : Bob Moore, Mila Aung-Thwin, Daniel Cross | Production : EyeSteelFilm | Distribution : EyeSteelFilm Distribution

 

Par: Charles-Henri Ramond

Fermer
Fermer

Infolettre

Amoureux du cinéma québécois, recevez les dernières nouvelles et des offres exclusives de Québec Cinéma et ses événements. Merci de vous être abonné à notre infolettre. Vous recevrez bientôt un courriel de confirmation.

Fermer