La une

Agenda

Facebook

Twitter

Instagram

Aucun évènement pour le moment

@QC_cinema

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

17 AOÛT

RT @LP_Cinema: André Forcier tourne La beauté du monde dlvr.it/QgDC1c pic.twitter.com/NamCUocdB3

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

17 AOÛT

RT @onf: 📌 Bon plan à #Montréal Ce dimanche sous le shaputuan du Jardin botanique (@EspacePourLaVie), venez rencontrer Alanis Obomsawin et…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

17 AOÛT

RT @filmsquebec: Bande annonce du film Sashinka, réalisé par Kristina Wagenbauer - En salles au Québec le 24 août 2018. https://t.co/DzJbil…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

16 AOÛT

RT @RealisateursQc: Voici 10 films qui sont présentement en préparation ou en tournage à travers le Québec... 🎥🎬 journaldemontreal.com/2018/08/09/10-…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

15 AOÛT

Nous sommes désolés d'apprendre que le comédien Albert Millaire s'est éteint aujourd'hui à l'âge de 83 ans. goo.gl/pD6XJ6

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

15 AOÛT

Quelques images de notre visite du plateau du dernier film de la réalisatrice Sonia Bonspille Boileau,… twitter.com/i/web/status/1…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

14 AOÛT

RT @ctvm: Le 10e festival international de cinéma Les Percéides @wwwperceidesca qui se déroulera du 16 au 26 août en Gaspésie dévoile sa f…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

14 AOÛT

RT @Telefilm_Canada: La cinéaste, militante et chanteuse abénaquise de 85 ans #AlanisObomsawin aura une murale en son honneur à #Montréal!…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

13 AOÛT

Le film CHIEN DE GARDE de Sophie Dupuis fera partie de la programmation de la 33e édition du @FIFFNamur!… twitter.com/i/web/status/1…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

10 AOÛT

À l'affiche cette semaine : #Cielo de la réalisatrice Alison McAlpine, que nous avons rencontré pour l'occasion, et… twitter.com/i/web/status/1…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

10 AOÛT

"Notre cinéma aux Jardins" de retour ce soir aux Jardins Gamelin pour vous offrir du #cinémaquébécois à la belle ét… twitter.com/i/web/status/1…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

09 AOÛT

RT @LP_Cinema: Bel accueil pour Genèse au festival de Locarno dlvr.it/QfBzSp pic.twitter.com/kVXgYgRHmc

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

08 AOÛT

RT @MK2MILEEND: Rémy Girard a dû convaincre Louise Archambault qu’à 67 ans (bientôt 68), il n’était pas « trop jeune » pour le rôle de Tom…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

08 AOÛT

RT @onf: 👬 Nouveau et gratuit sur #ONF.ca! 👭 Plus récent ajout à notre chaîne @Wapikoni, "Niish Manidoowag (Deux Esprits)" explore la cultu…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

07 AOÛT

RT @PrsenceAutochto: Ne manquez pas le volet cinéma du festival Présence autochtone =) 🎥🎞️📽️🎬 Do not miss the film section of the first peo…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

07 AOÛT

Côté sorties DVD et VSD aujourd'hui on retrouve LA BOLDUC de François Bouvier, ORIGAMI de Patrick Demers et REGARD… twitter.com/i/web/status/1…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

07 AOÛT

RT @ParallaxesMedia: #LaChutedeSparte de @tristandubois en première américaine au 36e Rhode Island International Film Festival qui débute c…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

06 AOÛT

7 films de l'@onf sélectionnés au festival @StopMoMontreal! goo.gl/wXxKo3 pic.twitter.com/NzEbwXPGAU

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

03 AOÛT

RT @spiraquebec: 📢[ OFFRE D'EMPLOI • ADJOINT.E À LA DISTRIBUTION ]📢 Les échéances ne te font pas peur (au contraire!) et l'idée de faire ra…

Qc_Cinema Québec Cinéma @Qc_Cinema

03 AOÛT

RT @romeoetfils: MONTREAL Reprise Films, dans le cadre de la production du prochain film de Paul Barbeau, cherche des figurants pour une sc…

@québeccinéma

Retour
Québec Cinéma

Mathieu Roy : questionner les à priori

Lundi, 20 Novembre 2017

La version intégrale du documentaire Les dépossédés de Mathieu Roy prend l’affiche aujourd’hui le 20 novembre à la Cinémathèque québécoise (voir les horaires de projection). Nous avons rencontré le cinéaste lors d’une passionnante entrevue dans laquelle il nous fait part de sa réflexion sur l’état de cette situation alarmante qu’est la libéralisation des marchés de l’agroalimentaire. En voici quelques morceaux choisis.

Synopsis officiel : Les dépossédés est un voyage impressionniste dans la réalité quotidienne des petits agriculteurs qui peinent à joindre les deux bouts. Dans un monde où l'agriculture industrielle règne en maître, la production d'aliments demeure l'une des professions les moins bien rémunérés de la planète. À mi-chemin entre le cinéma vérité et l'essai, ce film explore les mécanismes propulsant les agriculteurs dans une spirale de désespoir, d'endettement et de dépossession.

Comment est venue l’idée de départ du film?

C’est mon ami Richard Brouillette qui avait développé ce projet avec le photographe Benoit Aquin. Pendant plusieurs années, ils ont fait des recherches ensemble. Richard a écrit un mémoire de recherches extraordinaire sur la situation mondiale. Ensuite, il m’a convaincu d’embarquer dans le projet. J’ai donc hérité d’un projet qui existait déjà. Donc j’ai ramené Benoit à la photo avec moi, Richard au scénario et à la production. On a donc gardé le trio de création intact.

Dans Les dépossédés, deux styles radicalement différents se côtoient et se répondent. D’un côté des plans longs, sensoriels et de l’autre des entrevues très approfondies...

D’une part, il y a le parti pris de montrer le temps et d’imposer au public un ralentissement et créer un effet d’optique pour le conditionner et lui faire comprendre le travail paysan, que moi comme urbain je ne connais pas. C’est la raison de base de la lenteur. Ensuite, nous avions la volonté d’être à contre-courant de la mode du montage épileptique qu’on nous nous bombarde en permanence. On reçoit des images de partout, tout le temps, et le rythme est tellement effréné que les images en perdent tout leur sens. C’est comme de la propagande. Il n’y a plus place à la réflexion et je trouve ça affolant...

On laisse les gens s’exprimer et approfondir leur point de vue en créant un contexte historique. Quand on parle de la crise alimentaire, il faut expliquer les choses. Et dans le film, les intellectuels indiens qui s’expriment, nous ramènent tous à la colonisation. C’est important de comprendre que l’une des raisons pour lesquelles il y a une insécurité alimentaire aujourd’hui c’est parce que les fermiers qui faisaient pousser de la nourriture pour leurs villages et pour leur subsistance se sont fait avoir. On leur a fait miroiter plus de revenus si ils transigeaient vers des «cash crops» (canne à sucre, coton, vanille, etc.) en leur disant ‘vous allez avoir plus d’argent pour vivre’, mais au contraire, on a créé une double dépendance. Non seulement ils n’ont plus de nourriture pour eux-mêmes, ils sont donc dépendants des prix du marché, mais ils sont aussi dépendants des prix du marché pour vendre leurs propres récoltes. Ils ne contrôlent plus rien. Et pour comprendre ça, il faut bien comprendre les racines historiques de la situation. On en revient au passé colonialiste-impérialiste des pays occidentaux. Comme le dit l’économiste Utsa Patnaik, l’origine des sciences économiques, Adam Smith, c’est le colonialisme. Personne ne pense à ces choses-là. On vit dans un monde où ne questionne plus les a-priori qui nous gouvernent. Alors que le néo-libéralisme et la mondialisation sont des crimes contre l’humanité. On est dans un monde de propagande depuis des siècles et donc on ne se questionne plus sur l’origine des choses.

Est-ce que l’on peut imaginer que Les dépossédés forme avec Surviving Progress une sorte de diptyque?

Surviving Progress a été très important dans ma vie parce qu’il m’a permis de franchir une étape. Et de remettre en cause mes valeurs et mes croyances, tout en m’offrant la chance de me questionner sur les fondements de notre civilisation. Ce film m’a amené beaucoup plus loin. Quand je regarde le travail intellectuel que j’ai accompli, j’en suis très fier. Malgré tout, il y a beaucoup d’idées que je trouve aujourd’hui trop simplistes. On évolue. C’est un film qui a voyagé, les gens l’ont vu et ont été inspirés... Les dépossédés, c’est un film qui me ressemble beaucoup plus. C’est une expérience de cinéma moins formatée, plus libre. En même temps, je suis conscient que ça va attirer moins de monde que Surviving Progress, de par sa forme et sa durée. Mais c’est un film qui ne laisse personne indifférent. Lors des visionnements, les gens comprennent la démarche. Le défi c’est d’amener le public. C’est un défi que tous les cinéastes ont pour tous les films, de toute façon. Tant qu’à savoir que l’on vit dans un monde où le cinéma est en crise, alors ne faisons pas de compromis et faisons des films comme on veut vraiment les faire.

Dans le film, il y a une vision assez sombre de la situation. Est-ce que malgré tout, il existe une porte de sortie à ça, une zone d’espoir?

On me demande souvent s’il y a des solutions. À la première, les gens me parlaient beaucoup du film Demain [film de Mélanie Laurent et Cyril Dion sorti en 2016, NDLR]. Je déteste ce film, car il n’est qu’un mirage de déni pour les bourgeois qui ne veulent pas vraiment réfléchir aux sources des problèmes. Il est parfait pour les gens qui se disent ‘mais non, tu vois, il y a des gens qui vont s’en occuper. Tout va bien dans le fond’. C’est une dissonance cognitive. C’est tellement superficiel. Il y a des vignettes qui ne font qu’écorcher la surface des choses.

Quand on me demande quelles sont les solutions, je réponds que Les dépossédés, c’est la première étape pour qu’on sorte de ce problème systémique structurellement profond. Il faut montrer les racines de ce problème et les expliquer. Pourquoi on ne parle jamais de l’OMC dans les nouvelles ? Pourquoi la libéralisation des marchés est-elle une évidence? Pourquoi les pays du nord subventionnent leurs fermiers et pas les pays du sud? Ce sont des crimes contre l’humanité qui sont légalisés par tout l’appareil des institutions internationales et des médias qui légitiment le crime. Tant que ces choses-là ne sont pas digérées, discutées par les jeunes générations, alors il n’y a aucune solution, aucun «band-aid» possible. Oui, il y a des mouvements d’urbains qui reprennent possession des fermes et oui, c’est bien parce que le monde actuel s’effondre et va continuer de s’effondrer. Il y a un autre monde qui renaît à travers les gestes posés par de petites communautés locales. Mais ce ne sont que des minuscules changements qui ne vont pas régler le sort des 5 milliards de personnes que vivent aujourd’hui dans la survivance alimentaire.

À mon avis, la solution, c’est de continuer d’expliquer les racines économiques du problème. Tant qu’on ne talonnera pas l’OMC et tous les géants de l’agroalimentaire, on ne changera rien. Dans le film, Marcel Mazoyer [ingénieur agronome et auteur, NDLR] qui explique très bien l’hypocrisie humaniste et le mirage de l’ONU. Il dénonce l’alibi des politiques libérales en place. On nous fait croire que l’on fait tout ce qu’on peut pour mitiger l’impact de ces politiques par une série de mesures, ONU, FAO, aide alimentaire... mais inconsciemment, nous sommes endoctrinés pour ne pas remettre en question notre propre confort. C’est juste une minorité qui ose questionner ces préceptes. Donc, je vais continuer à faire des films pour exposer le système, et essayer de démonter les croyances.

---

Les dépossédés - Un film de Mathieu Roy - Scénario : Richard Brouillette et Benoit Aquin - Photographie : Benoit Aquin et Mathieu Roy - Montage : Louis-Martin Paradis - Avec : P. Sainath, Utsa Patnaik, Marcel Mazoyer, Syngenta, l'OMC et plusieurs autres - Distribution: FunFilm Distribution

 

Par: Charles-Henri Ramond

Fermer
Fermer

Infolettre

Amoureux du cinéma québécois, recevez les dernières nouvelles et des offres exclusives de Québec Cinéma et ses événements. Merci de vous être abonné à notre infolettre. Vous recevrez bientôt un courriel de confirmation.

Fermer