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Entrevue avec Carlo Guillermo Proto - La résurrection d'Hassan

Lundi, 25 Septembre 2017

À l'occasion de la sortie en salles du documentaire La résurrection d'Hassan, nous avons posé quelques questions à son réalisateur, Carlo Guillermo Proto. Voir les horaires de présentation.

Atypiques, vos personnages ont un parcours bien particulier. Comment les avez-vous rencontrés?

Quand j’étudiais en cinéma à l’université Concordia de Montréal, j’ai entendu une famille chanter d’une façon que je n’ai jamais entendue ailleurs. Le père atteignait des notes aiguës avec sa voix de fausset que j’avais seulement entendu Minnie Riperton ou Mariah Carey chanter. Fasciné par leur présence, chaque fois que je prenais le métro, je manquais d’innombrables trains alors que j’étais émerveillé par cette famille de trois personnes aveugles. Après une année d’efforts pour avoir le courage de parler à ces gens incroyables, je leur ai demandé s’ils voulaient collaborer sur un projet. Nous avons immédiatement commencé à travailler sur mon film de deuxième année, Peggy, Denis and Lauviah, où je donnais à chaque membre de la famille une caméra super 8 et leur demandais de nous montrer ce qu’ils voulaient qu’on voie. C’est durant cette période que j’ai d’abord entendu l’histoire d’Hassan et que j’ai commencé à tourner un long métrage sur eux, mais finalement, ce projet n’a pas marché. Alors j’ai plutôt réalisé mon premier long métrage, El Huaso. Une fois que j’ai eu terminé ce film, alors qu’il allait être présenté en première aux RIDM en novembre 2011, Denis m’a dit qu’il y avait un mystique russe qui croyait qu’en tant qu’humains, nous pouvons ressusciter les morts. Sa famille et lui voulaient mettre en œuvre de telles pratiques afin d’essayer de ressusciter Hassan. À l’insistance de Denis, j’ai commencé à tourner ce qui allait devenir La résurrection d’Hassan. S’il y avait un moment où Denis voulait qu’on cesse de tourner, je lui rappelais que raconter cette histoire était son idée et nous continuions. Ça a été un processus très difficile. Pour beaucoup de raison, ça a été beaucoup plus difficile que de réaliser El Huaso.

Aveugles, ils n’ont pu voir quoi et quand vous tourniez. Je suppose qu’il vous a fallu établir une relation basée sur une confiance totale. Pouvez-vous nous en parler ?

La famille savait toujours que nous tournions. Peggy et Denis sont incroyablement perceptifs, particulièrement Peggy. Elle est probablement une des personnes les plus éveillées et conscientes que je connais. Son niveau d’intelligence va au-delà de tout ce que j’ai connu. Nous pouvions être dans le métro, vous savez à quel point c’est bruyant, et Lauviah échappait son gant. Puis seulement par la façon dont sa fille bougeait, Peggy savait exactement où elle avait échappé le gant et elle se penchait pour le ramasser et le lui donner. Gracieusement et sans effort. Je crois que c’est la notion préconçue des voyants, qui croient que les personnes aveugles ne savent pas qu’ils les regardent ou qu’ils sont debout devant eux. Bien qu’ils vivent dans un monde de voyants et dans une ville construite par des voyants, leur niveau de compréhension de leur environnement sera toujours étonnant pour une personne qui peut voir.

Lorsque nous tournions, nous rencontrions la famille une ou deux fois par mois sur une période de quatre ans. Parce que je les connais depuis si longtemps, je savais ce qui se passait dans leur vie quotidienne et nous avons développé une relation d’amitié. Il y avait une confiance dès le départ, même avant le début du tournage. En fait, c’est Denis qui m’a demandé de faire le film. Alors, je savais toujours ce qui se passait dans leurs vies personnelles, car nous nous parlions toujours comme amis. Même s’ils sont aveugles, il n’y avait que de très rares fois où je commençais à filmer sans qu’ils le sachent, parce qu’il n’y avait que moi et mon preneur de son, Pablo, la plupart du temps. En général, nous les accompagnions, nous nous installions et nous tournions. Alors ils savaient toujours quand la caméra filmait. Même lors de la scène la plus dérangeante du film, quand ils se disputent dans le métro, Peggy était consciente de la caméra, car elle dit : « Si tu es vraiment un homme, pourquoi tu ne me frappes pas devant la caméra. » J’ai intentionnellement inclus cela dans le film afin que le public comprenne à quel point ils sont conscients d’être filmés, même dans les situations les plus terribles.

La confiance venait du temps passé avec eux, sans les quitter quand les choses devenaient difficiles. J’étais le sixième ou septième réalisateur à essayer de tourner un long métrage à propos d’eux.

Même en étant très particuliers, vos personnages ont dans leur rapport à la vie quelque chose de très universel. La spiritualité, la religion, les croyances en divers univers parallèles sont des composantes fortes de votre film. À votre avis, en quoi ces thématiques peuvent-elles rejoindre le public aujourd’hui ?

Je suis content que vous voyiez ça ainsi. Je suis d’accord, mais la plupart des gens ne réagissent pas ainsi. À la lecture du synopsis, ils disent : « Sont-ils fous? » Je crois qu’on doit prendre du recul avant de porter un jugement. C’est souvent le cas quand les gens parlent de la foi de cette famille. Moi-même, j’ai de la difficulté à croire littéralement à leurs croyances. Cela dit, il y a des membres de ma propre famille qui croient au Christ, qui est ressuscité et s’est élevé vers le paradis. Ce sont des concepts très abstraits, voire magiques. Quelqu’un pourrait même dire qu’ils sont ridicules, mais parce qu’on embrasse depuis autant d’années le catholicisme, le judaïsme ou l’islam, la plupart des gens trouvent que c’est aussi normal que manger un repas ou marcher son chien. Avec cette famille, j’ai adopté la même approche, avec la même empathie et la même considération qu’avec ma propre famille de sang, qui croit en de telles choses afin d’avoir une structure morale ou spirituelle dans leurs vies. Il n’y a pas de jugement, et je ne crois pas non plus qu’une croyance est différente de l’autre. Si certaines personnes pensent que ce à quoi cette famille croit est absurde ou radical, elles devraient remettre en question leurs propres croyances. C’est une des raisons pourquoi le film n’est pas très commercial même s’il a été acclamé par la critique. Les salles ne sont pas pleines pour voir ce film, parce que c’est une œuvre difficile à regarder. C’est une histoire qui vous force à jeter un regard sur vous-même de façon très intense. C’est une histoire qui vous force à remettre en question vos propres réactions face aux expériences très difficiles de cette famille. C’est une remise en question à la fois directe et indirecte par l’entremise d’un récit extraordinaire raconté du point de vue de personnes extraordinaires. C’est ce que je crois que le public pourrait retirer spirituellement d’eux et de leurs expériences.

Un moment particulièrement «percutant» est situé à un moment charnière du film. Cette scène filmée à distance, mais très frontalement, remet en question notre rôle de spectateur presque voyeur. Qu’avez-vous cherché à provoquer chez le spectateur ?

Je crois que vous faites référence à la scène dans le métro où Denis et Peggy se disputent. Lors de cette scène, je voulais que le spectateur se voie dans cette famille. En tant que membre du public, soit vous connaissez quelqu’un qui a été dans une situation presque identique à cette dispute dans le métro, soit ça vous est arrivé à vous-même. Je voulais que les spectateurs voient et ressentent les mêmes sentiments de souffrance, d’abandon et de perte que nous tous quand nous perdons quelque chose qui est important pour nous.

Ces jours-ci, afin qu’un moment ait un impact sur les spectateurs, on ne peut pas seulement leur taper doucement sur l’épaule, il faut leur frapper sur la tête avec une masse. L’Institut du cinéma danois dit quelque chose souvent et de façon très remarquée : ils n’ont pas l’argent pour tourner des mégaproductions avec des explosions et des poursuites de voitures, alors afin que leurs films aient le même impact émotionnel qu’une explosion de voiture, ils utilisent la condition humaine en tant que cœur du film, ce qui permet de transmettre des émotions. J’utilise toujours ce mantra quand je fais des films.

 

Par: Charles-Henri Ramond

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